La fatigue, la forme et le fallout
La Fatigue comme geste politique
Utiliser son Dé de Fatigue est un acte narratif autant que mécanique. Un Brigadiste qui brûle son d20 en se jetant devant un cordon de CRS dit quelque chose sur son personnage — sur ce qu'il est prêt à sacrifier, sur ce qu'il a encore en réserve.
Le PP ne doit jamais demander à un joueur d'utiliser son Dé de Fatigue. C'est toujours un choix du joueur, assumé, dans un moment de tension.
La dégradation du dé (d20 → d12 → d10...) est visible par tous à table. Quand quelqu'un est à d4, tout le monde sait. Ça crée de la solidarité mécanique : les autres Brigadistes ont intérêt à protéger quelqu'un à bout.
La Forme et le Fallout
La Forme ne rentre pas dans les jets. Elle détermine ce que la violence systémique peut faire de ton personnage.
Fallout progressif :
| Forme | Effet |
|---|---|
| 7-10 | Pas de Fallout. Quelques égratignures. |
| 5-6 | Fallout mineur : fatigue marquée, douleur chronique, début d'isolement. |
| 3-4 | Fallout modéré : tes proches s'inquiètent, tu n'arrives plus à faire certaines choses. |
| 1-2 | Fallout majeur : crise visible, risque d'hospitalisation, risque de disparaître du mouvement. |
| 0 | Effondrement : le PP et le joueur décident ensemble de ce qui se passe. Ce n'est pas la fin — c'est un tournant. |
Récupérer de la Forme :
- +1 : Care d'un camarade (jet Soutenir réussi), repas chaud dans un endroit sûr, conversation honnête.
- +2 : Nuit de sommeil complète en sécurité, soin médical, victoire collective.
- +3 : Vacances militantes (downtime d'une semaine), thérapie, retour dans la famille ou la communauté d'origine.
La Forme ne récupère pas si les conditions qui la détruisent n'ont pas changé. Le PP doit en tenir compte : un Brigadiste qui dort dans un squat sous expulsion ne récupère pas ses points de Forme simplement parce que la session s'est bien terminée.